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Le télescope James Webb Space Telescope (JWST), affectueusement appelé « le Webb », partira de la Terre au printemps 2019 grâce à un lanceur Ariane 5, pour prendre la succession du télescope Hubble.  Initialement prévu courant 2018, et suite à des problèmes techniques et de s’assurer du bon déroulement de tous les tests cryogéniques, JW sera installé au point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de notre Planète, soit environ quatre fois plus loin que la Lune. Cette région de l’espace n’a évidemment pas été choisie au hasard. C’est un promontoire exceptionnel pour observer l’espace lointain, à l’écart du Soleil et de la Terre, qui doit permettre au Webb d’atteindre des objectifs scientifiques très ambitieux.

À cette distance, le télescope de 6,5m et les quatre instruments de l’observatoire, à l’ombre d’un bouclier thermique, fonctionneront en permanence à -253 °C, une température proche du zéro absolu, fixé à -273,15 °C. Avant le lancement, il était donc nécessaire de tester le satellite au sol en recréant les conditions environnementales glaciales que le Webb subira dans l’espace. Ces tests cryogéniques ont été réalisés au Centre spatial Johnson, de la Nasa, à Houston, aux États-Unis, à l’intérieur de la plus grande cuve cryogénique du monde. Ils sont aujourd’hui terminés.

Pendant près de 100 jours, des équipes d’ingénieurs et de scientifiques des États-Unis, d’Europe et du Canada (dont les trois agences sont partenaires sur le programme) se sont relayées pour tester le télescope et les instruments du JWST (l’ensemble étant appelé Otis) ; ceux-ci ont été installés dans cette cuve, dont la température a été progressivement abaissée jusqu’à -253 °C.

(article futura-sciences du 24/11/2017)

Mais voyez plutôt au travers de ce time-lapse:

 

 

C’est durant une phase de plusieurs jours (environ 30) que ce dernier sera déployé en plusieurs étapes avant de prendre position définitive à son point de Lagrange L2.

 

 

L’observatoire James-Webb en résumé:

  • Sera situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre
  • Sa définition est telle qu’il pourrait voir un bourdon se poser sur la Lune
  • Il est équipé de quatre instruments différents
  • Pourra observer jusqu’à 300 millions d’années après le Big Bang
  • Aura une durée de vie d’au moins dix ans
  • Fonctionnera dans un environnement très froid, d’environ à -253°
  • Son miroir principal de 6m50 est constitué de 18 segments s’ajustant parfaitement bien les uns aux autres
  • Un budget initial de 4 milliards de $ explosé à 9 milliards de $ aujourd’hui

Meilleurs voeux étoilés pour cette année 2018

L’équipe du LCEAV ©

Non, non, nous n’allons pas parler des trépidentes séries TV de l’été mais plutôt du fabuleux spectacle du ciel estival ! Ce n’est pas 1, ni 2, mais 3 planètes que vous pouvez admirer facilement en ce moment ! La conjonction est exceptionnelle et si vous vous posiez des questions sur le moment de l’achat de de votre télescope, alors ne réfléchissez plus…

Presque tout l’été (si la météo est avec nous bien sûr), vous pourrez explorer Saturne et ses anneaux, Mars la rouge et Jupiter la géante avec ses 4 satellites ! Commençons par jeter un coup d’oeil à la scène avant la présentation détaillée des artistes célestes :

conjonction-été-2016

Pas besoin de se dévisser la tête ni même de la tourner, il suffit de contempler plein sud/sud-ouest pour disposer d’une vue panoramique sur ces 3 belles dames de notre système solaire.

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A l’horizon 2024 un nouveau télescope devrait recevoir sa première lumière au Chili exploité par l’ESO (European Southern Observatory).

Jusqu’ici rien de bien extraordinaire, mais ce petit nouveau, pardon « géant » révolutionnera de nouveau le monde de l’astronomie.

Tout d’abord l’E-ELT (European Extremely Large Telescope) aura des mensurations et qualités optiques hors normes:

  •  39m de diamètre pour le miroir primaire qui lui-même se décomposera en 798 segments hexagonaux de 1m40
  •  Ensemble optique constitué de 3 miroirs (M1 primaire 39m,  M2 secondaire 4m et le M3 tertiaire 3,75m)
  •  Une optique adaptative avec un miroir M4 de 2m60
  •  6 guides laser d’étoiles
  •  Un poids total de plus de 2700 tonnes
  •  Une coupole hémisphérique d’un diamètre de 86m pouvant loger un stade de football
  •  Il recevra 15 fois plus de lumière que le télescope le plus puissant actuel sur Terre
  •  La résolution sera 15 fois plus élevée que le télescope Hubble lui-même situé en orbite Terrestre
  •  Son optique adaptative corrigera plus de 1000 fois par seconde son image déformée par les turbulences atmosphériques

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is_planet_9_art_1_1400Si il y avait moult spéculations sur l’existence d’une 9ème planète au delà de Neptune (découverte en 1846), celle-ci a porté bien des noms comme la « planète Neuf « ou « planète X » ou encore « Nibiru ».

Puis fût découverte en 1930, la planète Pluton et rétrogradée comme planète naine en 2006. Aux oubliettes donc la recherche de la « Planète Neuf » durant cette période, qui ne faisait plus la une des médias…

Sauf que, récemment Mike Brown et Konstantin Batygin (astrophysiciens) ont eu l’idée d’intégrer dans INFOP (programme numérique et simulateur de notre système solaire Européen) cette neuvième planète et savent que mathématiquement parlant, elle existe et ont même localisé une portion du ciel qui se situerait à plus de 600 UA (Unité Astronomique) de notre Soleil. Parallèlement et grâce à la sonde Cassini en orbite de la géante gazeuse Saturne, puis croisant les informations de la sonde et de la simulation, plus de 50 % du ciel sont écartés pour sa recherche, car il y aurait une contradiction d’orbite avec Saturne. Suite

 

ondes         Merci Mr Einstein de nous avoir ouvert une nouvelle porte il y a maintenant quasiment 100 ans avec votre théorie sur la relativité !!! En effet la compréhension d’une nouvelle physique et surtout de pouvoir observer notre univers encore plus loin  et d’une autre manière, vont révolutionner bien plus de choses qu’on ne le pense.

L’interféromètre Ligo (aux Etats-Unis) a bien détecté des ondes gravitationnelles sur la fusion de deux trous noirs ayant respectivement 29 et 36 masses solaires. Jusqu’à maintenant nous observions dans la lumière mais aussi ondes radio (radioastronomie) ou encore rayons-X ou infra-rouges notre Univers.

Désormais, nous allons aller dans l’extrême et de nouvelles données recueillies par la combinaison de Ligo et Virgo (interféromètre en Italie relancé en 2016) qui vont affiner l’observation de ces ondes provenant des objets visés.

Enfin, le lancement du programme satellitaire (au nombre de trois) de « eLisa » aux alentours de 2030, apportera une validation certaine depuis l’espace pour confirmer ces ondes gravitationnelles, vivement …

En attendant je ne boude pas le plaisir de vous faire partager une petite vidéo (en anglais), très pédagogique sur la courbure de l’espace-temps et de la gravité.

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Retour en force de l’agence Européenne spatiale (ESA) avec la collaboration des Russes en deux étapes !!!

- 1ère étape, mise en place de l’orbiteur pour renifler avec précision l’atmosphère de Mars, en 2016

- 2ème étape, arrivée du rover avec une possibilité de forer jusqu’à 2 mètres de profondeur pour recueillir et analyser des échantillons, en 2018

Affaire à suivre, mais regardez plutôt la vidéo…

quadrantides-etoiles-filantes-2016-meteores-2-768x576Après la comète Catalina, pas de repos pour les observateurs et amoureux du ciel nocturne, voici une pluie d’étoiles filantes bien fournie, j’ai nommé les Quadrantides.Provenant du passage de notre belle planète dans le nuage de résidus de poussières de la comète 2003EH1, plus de 200 météores à l’heure sont annoncés.Même si les Quadrantides ont été découvertes en 1825, la comète quand à elle, ne le fût qu’en 2003.

En se tournant vers l’Est, le meilleur moment devrait se situer aux alentours de 19/20h pour le plus gros pic, à condition bien sûr que la météo nous soit favorable… De plus elles seront présentes jusqu’au 12 janvier. Alors comme nous sommes encore dans l’époque des vœux, n’hésitez pas d’en faire plusieurs…

Astronomiquement vôtre

© LCEAV

Catalina photographiée au 60D et une lunette FSQ106 (14 minutes de pause).
@Alessandro Cipolat Bares

Découverte le 31 octobre 2013, la comète Catalina se rapproche de la Terre !

Déjà passée au plus près du soleil le 6 novembre 2015, Catalina sera facilement localisable et visible en ce début du mois de janvier : elle croise Arcturus le 2 janvier puis entamera sa montée vers le haut de la constellation du Bouvier jusqu’au 10 janvier 2016.

A vos instruments !!!